"Calling all the stars to fall and catch the silver sunlight in your hands, come for me and set me free, lift me up and take me where I stand..."

"Calling all the stars to fall and catch the silver sunlight in your hands, come for me and set me free, lift me up and take me where I stand..."

La sorcière t'as emporté,
Et toi tu n'as pas résisté,
Tu voulais juste t'envoler,
Pour encore mieux retomber.
Dans un petit coin une fée,
Tisse mille métaphores filées,
Mais ce n'est que pour un instant,
Tu en es tout à fait conscient.
Odyssée fantastique, pays merveilleux,
Dont le charme s'efface peu à peu,
Pour devenir un abject cauchemar,
Qui éteint la lumière de ton phare.
Et puis tu redescends, tu te tords de douleur,
Cette douce torpeur n'était qu'un heureux leurre.
Tu te noies peu à peu, ombre fantomatique,
Dans de vagues restes de vapeurs alcooliques,
Qui polluent l'air que tu respires, inspire, expire.
Tu laisses tes pensées pourrir,
Et tous tes grands espoirs mourir,
A l'aube de ton beau délire.
Au loin tous ces visages fades,
Palissent, se brouillent, s'en vont, s'évadent
Rient de toi, toi qui rougis, poète maudit,
Coquille vide, pantin, squelette alangui,
Perdu dans le brouillard de ton esprit malade,
Qui te ment, qui te ment.

Songe dénaturé.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le samedi 11 juillet 2009 14:42

'La reine dans le palais des courants d'air'

'La reine dans le palais des courants d'air'
La vierge suicidée a cessé de danser,
Elle verse son sang dans une coupe dorée,
Elle aurait voulu oublier,
Mais elle a toujours échoué.

Ce sont les mots qui l'ont tués, coupant sa chaire,
Ouvrant sa peau pâle de leurs lames de verre,
Les mots tranchants, les mots des grands, des grands enfants,
Les mots venimeux, odieux serpentins d'encens.

Les mensonges ressassés faisaient son corps lourd,
Son coeur au bonheur restait sourd,
La Vierge suicidée, pendue par son amour,
Ne verra plus jamais le jour.

Ses yeux reflètent les étoiles qui s'allument,
Dans ce silence qui déchire ceux qui errent,
Elle meurt, dans sa main une poignée de terre,
Éternelle mère des enfants qu'on inhume.


# Posté le dimanche 17 mai 2009 07:25

Modifié le jeudi 21 mai 2009 15:09

Virgin suicides de Jeffrey Eugenides.

« Mais tout ceci revient à courir après le vent. L'essence des suicides n'était pas dans la tristesse ou le mystère mais dans l'égoïsme pur et simple. Les filles se chargèrent de décisions qu'il convient de laisser à dieu. Elles devinrent trop puissantes pour vivre parmi nous, trop péroccupées d'elles mêmes, trop visionnaires, trop aveugles. Ce qui restait après elles n'était pas la vie, qui a toujours raison de la mort naturelle, mais une liste futile de faits terre à terre: une pendule qui tictaque au mur, une pièce dans la pénombre de midi et l'indignité d'un être humain qui ne pense qu'à lui. Son cerveau s'assoupissant pour tout le reste, mais s'enflammant à des points de douleur précis, blessure personnelle, rêves perdus. Tous les autres s'éloignant comme sur une vaste banquise, devenant de petits points noirs agitant des bras minuscules, hors de portée de voix. Puis la corde jetée par dessus la poutre, le somnifère tombant de la paume à la longue ligne de vie trompeuse, la fenêtre ouverte, le gaz libéré, tout ce qu'on voudra. Elles nous avaient fait participer à leur folie, parce que nous ne pouvions faire autrement que de revenir sur leurs pas, repenser leurs pensées, et voir qu'aucun d'eux ne menait à nous. Nous étions incapables d'imaginer le vide d'une créature qui posait un rasoir sur ses poignets et s'ouvrait les veines, le vide et le calme. Et nous étions obligés de nous salir le museau dans leurs dernières traces, de marques de boue sur le sol, des malles repoussées sous elles, nous étions obligés de respirer pour toujours l'air des pièces dans lesquelles elles s'étaient tuées. A la fin, leur âge, ou le fait qu'elles soient des filles, n'importait pas, mais seulement que nous les avions aimées, et qu'elles ne nous avaient pas entendus les appeler, qu'elles ne nous entendent toujours pas, ici dans notre cabane dans l'arbre, avec nos crânes dégarnis et nos ventres mous, tandis que nous les appelons à sortir de ces pièces où elles sont entrées afin d'être éternellement seules, seules dans le suicide, qui est plus profond que la mort, et où nous ne trouverons jamais les éléments pour les reconstituer.»
Virgin suicides de Jeffrey Eugenides.

# Posté le jeudi 14 mai 2009 12:26

"Les fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé." Jean Tétreau

"Les fées nous endorment, nous ouvrent les portes de leur royaume, qui se referment sur nous sans qu'elles aient pris la précaution de nous en remettre la clé." Jean Tétreau
2.
































"- "Croyez vous, dit Candide, que les hommes ce soient toujours mutuellement massacrés comme ils font aujourd'hui? Qu'ils aient toujours été menteurs, fourbes, perfides, ingrats, brigands, faibles, volages, lâches, envieux, gourmands, ivrognes, avares, ambitieux, sanguinaires, calomniateurs, débauchés, fanatiques, hypocrites et sots? - Croyez vous, dit Martin, que les éperviers aient toujours mangé des pigeons quand ils en ont trouvés? - Oui, sans doute, dit Candide. - Eh bien, dit Martin, si les éperviers ont toujours le même caractère, pourquoi voulez-vous que les hommes aient changé le leur? - Oh! dit Candide, il y a bien de la différence, car le libre arbitre..." En raisonnant ainsi ils arrivèrent à Bordeaux."

Candide ou l'optimisme, Voltaire.

# Posté le mercredi 04 mars 2009 15:27

Modifié le mercredi 25 mars 2009 15:46

"Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier."

"Quels que soient nos luttes, nos triomphes, quelle que soit la façon dont ils nous affectent, ils ne tardent pas à se fondre en un lavis, à s'estomper, comme de l'encre diluée sur du papier."

Obsession

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière; et on se dit: "J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui." ********On ne badine pas avec l'amour.


2009.

# Posté le samedi 31 janvier 2009 08:33

We live in a beautiful world, yeah we do, yeah we do...

Toute cette vie que tu as devant toi, sois en l'écrivain et défis le destin. Pense, pense à toute cette vie qu'il te reste à écrire, va toujours plus vite, toujours plus haut et plus loin, mais ne pense pas à moi, surtout ne pense pas à moi... Fonce droit devant toi et éclaire ta vie des surprises qu'on trouve au détour des sentiers. Cours comme court un bandit des grands chemins poursuivit par une horde d'animaux fous. Cours comme un dératé, parcours autant d'allées que tu peux, autant d'avenues que tu veux. Crie ta joie de vivre à ceux que tu croiseras en route. Cours et sème le doute. Cours plus vite que le temps ou il t'attrapera. Sens l'herbe verte sous tes doigts et regarde le murmure du vent sur ta peau, cherche les bulles d'oxygène sous l'eau. Pense que la terre ne tourne que pour toi, souris au étoiles et aux nuages aussi. Arrête toi pour te reposer si tu en as besoin, contemple les chants du muguet. Mais pas trop longtemps. Et si tu veux repartir en arrière pense à tous ces hommes qui sont brisés à force de s'être trop retournés. On ne peut pas changer ce qui a été fait. Essaie de ne rien regretter s'il te plaît... Fais en sorte de ne rien avoir à regretter. On n'a qu'une vie...
Pense, pense petit.
Pense y je t'en prie.
We live in a beautiful world, yeah we do, yeah we do...

# Posté le vendredi 19 décembre 2008 12:14

All that noise, and all that sound, all those places I got found. The buildings that you put up...

All that noise, and all that sound, all those places I got found. The buildings that you put up...
Eleanor put those boots back on,
Kick the heels into the Brooklyn dirt,
I know it isn't dignified to run,
But if you run,
You can run to the Coney Island roller coaster,
Ride to the highest point and leap across the filthy water,
Leap until the Gulf Stream's brought you down.

I could be there when you land...

So Eleanor take a Green Point three point,
Turn towards the hidden sun,
You know you look so elegant when you run,
If you run, you can run,
To that statue with the dictionary,
Climb to her fingernail and leap, yeah,
Take an atmospheric leap,
Leap and let the jet stream set you down.

Could be there when you land,
I could be there when you land,
Could be there when you land.

So Eleanor put those boots back on,
Put the boots back on and run, run,
Come on over here, come on over here,
Come on over here... *

Franz Ferdinand - Eleanor put your boots on


# Posté le lundi 10 novembre 2008 16:50

"Oh I beg, I beg and I plead, come out of things unsaid, trouble that can't be named..."

"Oh I beg, I beg and I plead, come out of things unsaid, trouble that can't be named..."
17 ans, incapable de comprendre quoi que ce soit et de faire des choix...

Les Bienfaits de la lune.

La Lune, qui est le caprice même, regarda par la fenêtre pendant que tu dormais dans ton berceau, et se dit: "Cette enfant me plaît."

Et elle descendit moelleusement son escalier de nuages et passa sans bruit à travers les vitres. Puis elle s'étendit sur toi avec la tendresse souple d'une mère, et elle déposa ses couleurs sur ta face. Tes prunelles en sont restées vertes, et tes joues extraordinairement pâles. C'est en contemplant cette visiteuse que tes yeux se sont si bizarrement agrandis; et elle t'a si tendrement serrée à la gorge que tu en as gardé pour toujours l'envie de pleurer.

Cependant, dans l'expansion de sa joie, la Lune remplissait toute la chambre comme une atmosphère phosphorique, comme un poison lumineux; et toute cette lumière vivante pensait et disait: "Tu subiras éternellement l'influence de mon baiser. Tu seras belle à ma manière. Tu aimeras ce que j'aime et ce qui m'aime: l'eau, les nuages, le silence et la nuit; la mer immense et verte; l'eau uniforme et multiforme; le lieu où tu ne seras pas; l'amant que tu ne connaîtras pas; les fleurs monstrueuses; les parfums qui font délirer; les chats qui se pâment sur les pianos et qui gémissent comme les femmes, d'une voix rauque et douce!

"Et tu seras aimée de mes amants, courtisée par mes courtisans. Tu seras la reine des hommes aux yeux verts dont j'ai serré aussi la gorge dans mes caresses nocturnes; de ceux-là qui aiment la mer, la mer immense, tumultueuse et verte, l'eau informe et multiforme, le lieu où ils ne sont pas, la femme qu'ils ne connaissent pas, les fleurs sinistres qui ressemblent aux encensoirs d'une religion inconnue, les parfums qui troublent la volonté, et les animaux sauvages et voluptueux qui sont les emblèmes de leur folie."

Et c'est pour cela, maudite chère enfant gâtée, que je suis maintenant couché à tes pieds, cherchant dans toute ta personne le reflet de la redoutable Divinité, de la fatidique marraine, de la nourrice empoisonneuse de tous les lunatiques.

Charles Baudelaire.

# Posté le mardi 14 octobre 2008 15:07

This is my life on holiday...

This is my life on holiday...
Un peu tardivement certes, mes vacances:

*Une semaine chez Charlotte, à regarder des DVD, faire des photos, et faire la lecture!! ^^ Les résultats des « épreuves anticipées » du bac... (14,15,16,17,18) XD Un mois de travail dans une maison de retraite à faire le ménage, la plonge, mettre la table, donner le goûter aux petits vieux (et non pas goûter les petits vieux), laver les frigos (et renverser des verres de jus de tomate), éplucher les légumes, vendre mes billets de tombola. Bilan des courses: pleins d'anecdotes à raconter, des gens super et.. un salaire (ça peut servir un peu d'argent)!! Départ à l'Alpe d'Huez avec au programme lecture, tarot, jeux olympiques parce qu'il a plu tout le long (et même neigé sur la montagne d'en face). Visite à La Bathie pour revoir tous les cousins (Mathieu après plusieurs années), pousser Louane qui veut faire de la balançoire et «jouer du piano » pour l'accompagner au chant (c'est fou ce que ça peut être créatif les enfants à 4 ans), raconter des conneries... Et pour changer une engueulade entre ma mère et sa mère! A Beaune quelques soirées, je suis allée à la piscine et en ville avec Pauline, j'ai fait du code et j'ai lu. Fascinant tout ça!! Lol

*Beaucoup de délires avec Pauline, tous copyrightés: « J'me touffe!!! »
« Morgane range cette chose poilue!! »
« Moi aussi je me suis touchée tout à l'heure, avec de la bonne sauce, euh tachée!! »
« BLF, SM, VP, Vieux pouilleux!!! »
« Quand j'aurais le spermis.»
« HLM ghetto, qui tue par l'acier.»
« Ni vu ni connu... »
« VDM »
« Ikea, la Fouine, Carrefour, revenez ici tout de suite! Toi aussi Intermarché!!! »
« Oh il a une groooosse fatigue le monsieur, et merde il m'a entendue!!»
« C'est jaune, c'est moche, ça ne va avec rien mais ça peut vous sauver la vie.»
« Je suis un englishman mais je me soigne.»
« Big Ben en contre plongée.»
« Z comme zorro.»
« Il faut solder le soldat/soda Bryan.»
« John Peter et Georges.»
« Deborah la femme adultère.»
« Oui bonjour, 6 croissants et une gougère SVP.»

Un ami perdu, une amie retrouvée.

WOMMY.

# Posté le dimanche 14 septembre 2008 10:45

"All the dreams we held so close seemed to all go up in smoke..."

"All the dreams we held so close seemed to all go up in smoke..."
L'envoi.

Si tout est un rêve en couleur, en ce cas ces couleurs sont le gris -en passant par toutes les nuances de noir et de blanc. On croit que l'amour sera la plus grande des désillusions, mais on se heurte au problème de l'amitié et s'y casse des dents. Une arnaque; le bilan des courses est que l'un et l'autre de ces sentiments reviennent à peu près au même. Avec l'amitié il y a les abandons pour gâcher tes soirées. Les regards méprisants, les mimiques signifiantes, les sourires crispés qui dévoilent de vilaines dents prêtes à morde. Et les jalousies, le soucis de posséder: « mon », « ma ». Toujours cette envie de croire qu'on est innocent et de s'entêter à oublier qu'on a sa part de responsabilité dans une affaire. Se dire trahit quand on a pu dormir sur ses deux oreilles après avoir fait à un autre ce qu'on craint tellement. Et partir sans raison. Se dire qu'on peut vivre sans les autres pour flatter notre ego. Mais pourquoi vouloir prouver qu'on est « quelqu'un » en dehors d'une amitié? Ceux qu'on laisse en chemin sont « quelqu'un » aussi, ils sauront se relever. Parce qu'ils n'ont pas le choix. Ils existent et ils ressentent. Pourtant ça n'apportera rien à personne. Un jour ils s'envoleront et les amitiés regrettées s'en iront avec eux, et pour toujours. C'est le moment de tout faire exister. On devrait se comprendre parce qu'on s'en prend tous plein la gueule mais on se fuit les uns les autres, pour accuser ensuite son prochain de ce qu'on a fait nous même et qu'on s'est pardonné. Avant on parlait d'amitié ou on parlait tout court, on s'encourageait à avoir confiance en tout. Aujourd'hui nous sommes loin d'être nous même. On pourrait se demander pourquoi on fait toutes ces histoires et pourquoi on est si égoïste. «Dans le cours d'une vie quelle importance cela a-t-il?» Bien sûr ce n'est pas valable pour toutes les amitiés, car il y a des personnes toujours près de nous, même si parfois cela peut nous surprendre, même si parfois elles sont loin. Elles sont là et c'est si important quand on est face à tout le reste...

"Don't you worry about the distance
I'm right there if you get lonely
Give this song another listen
Close your eyes
Listen to my voice it's my disguise
I'm by your side..."

"But it's much too late from now
To be like yesterday
And the time is running out
We still have to say
Goodbye."

# Posté le jeudi 04 septembre 2008 14:56